28 novembre 2007
Echo de Béthune du 18 Janvier 1891
Bully-Grenay : Dimanche matin des ouvriers ont trouvé étendu la face contre terre, sur le terri de la fosse n°1 des mines de Bully-Grenay, le cadavre d’un malheureux venu passer la nuit en cet endroit pour avoir moins froid, qui avait été asphyxié par les gaz qui se dégagent du charbon non encore éteint. Cet individu est originaire de Lens, c’est un nommé Edouard LEGRAND, âgé de 43 ans.
04 mars 2007
Décision d'une autre époque !!
Conseil Municipal du 18 octobre 1925 - Monsieur J.B. Dupuich - Maire
Sur proposition de M. Pochet (conseiller municipal),
à l'unanimité,
Le Conseil désigne M. Miélot (adjoint) et M. Pochet pour faire partie de la délégation devant se rendre à Paris les 30 et 31 octobre 1925 au Congrès des sociétés socialistes de France, alloue à chacun d'eux une indemnité de 200 Frs (environ 140 €uros) et à cet effet ouvre un crédit de 400Frs sur fonds libres de la caisse communale.
Vu et approuvé le 14/12/1925 par le Préfet.
04 janvier 2007
BULLY-LES-MINES un nom "repaire géographique de l'épopée minière"
Il y a quelques années, un journaliste local lançait une consultation publique sur le maintien ou non de "Les Mines" au nom de Bully.
Le débat à l'époque avait été assez vif, entre partisans de l'image que colportait le terme "Les Mines" - les uns voulaient maintenir la mémoire dûe à nos mineurs - les autres voulaient effacer l'image négative que portait ce terme.
Le débat est certes clos, mais notre mission "Historique" nous permet d'apporter un éclairage supplémentaire sur ce sujet.
Au moment de la récession minière, ce nom nous collait à la peau tant il était empreint de noirceur, de saleté, de paysages gris et pluvieux, tout ceci amplifié par les médias nationaux, à tel point que venir travailler chez nous était ressenti comme une punition.
Les temps ont changé, l'horizon s'est éclairci, les tabous ont disparu, le soleil est toujours dans les coeurs, et illumine notre environnement.
Au moment où l'on parle de "Tourisme de Mémoire", les mines font désormais partie intégrante de notre "Mémoire Collective".
Dans 50 ans et plus, seuls demeureront, témoins du passé : les chevalets, les terrils, les corons de nos cités, mais aussi et surtout le terme de "Les Mines" qui permettra aux générations futures d'avoir un repaire géographique "BULLY-LES-MINES", qui fera partie de ces localités rattachées à la grande épopée industrielle des XIX° et XX° siècle, ce nom est désormais inscrit de façon indélébile dans nos mémoires mais aussi sur nos panneaux d'agglomération et les cartes routières.
Rendons hommage à Jean-Baptiste Dupuich - premier maire socialiste de Bully-les-Mines - Boulanger de son état - qui en 1925, décida de donner à Bully le nom de Bully-les-Mines.
Si l'on regarde autour de nous, peu de communes du bassin minier peuvent s'honorer de porter le nom "Les Mines" - il y a entre autres : Marles - Noeux - Auchy - Enquin - Douchy .....
Nous tenions par cet article à recaler notre position dans un contexte strictement historique.
Pour connaître l'origine du nom se reporter à l'article suivant : ICI
Respectons leur mémoire afin que leur sacrifice soit durablement maintenu.
04 juillet 2006
Vitesse limitée des véhicules à moteurs mécaniques en 1910
Le Conseil municipal de Bully réuni le 4 janvier 1910 sous la présidence de Monsieur Charles Robilliard Maire, examine avec attention la requête de Monsieur Achille Bauduin Conseiller municipal qui fait observer que les automobiles et autres véhicules à moteurs mécaniques traversent bien souvent la ville à une allure exagérée.
Le conseil municipal après en avoir délibéré, invite M. le Maire à prendre un arrêté à ce sujet dans lequel il sera notamment spécifié que ces véhicules ne pourront circuler dans la ville de Bully et ses hameaux à une vitesse supérieure à QUINZE KILOMETRES à L'HEURE.
Le 26 Février 1921, le Conseil Municipal est réuni sous la présidence de Monsieur Jean-Baptiste Dupuich, Maire. Il examine une demande formulée par Monsieur Emile DUPONT conseiller municipal, concernant la vitesse des autos sur le territoire de Bully, M. Le Maire lui fait remarquer qu'il existe un arrêté en date du 12 Février 1910 réglant cette vitesse à 12km/heure, l'arrêté sera révisé, et la vitesse portée à : DIX KILOMETRES à L'HEURE.
Des écriteaux seront apposés aux entrées de la commune afin d'en informer les voyageurs.
Il n'est pas dit comment s'exerçait le contrôle de vitesse, mais l'on peut supposer que le fait d'avoir successivement limité la vitesse à 15, puis à 12 enfin à 10 KM/H permettait aux gardes champêtres de l'époque : Messieurs Ildephonse Joly et Coquidé de rattraper les contrevenants avec leurs vélocipèdes !
Autre époque certes mais les problèmes demeurent.
13 octobre 2005
Taxe sur les chiens
L'article 14 de la Loi du 31 Juillet 1920 permet aux Maires, sous réserve de l'approbation de l'autorité supérieure, d'instaurer une taxe sur les chiens.
Au lendemain de la guerre, les finances communales sont au plus bas et il convient de trouver de nouvelles recettes, cette fois ce sont les chiens qui seront taxés, mais les maîtres qui devront payer !
Voici les tarifs pour 1921 :
- Chiens d'agrément : 20 francs ( soit 16 €uros)
- Chiens servant à la chasse : 10 francs
- Chiens servant à la garde
(troupeaux,habitations,magasins,ateliers …) 5 francs
Les chiens servant à conduire les aveugles ou appartenant à des mutilés de guerre ayant au moins 80% d'invalidité seront exemptés de la taxe
La déclaration est à faire en Mairie, le double de la taxe sera appliquée pour toute absence ou fausse déclaration.
15 septembre 2005
Projet de création d'une ligne de tramway à Bully
Le 18 décembre 1897 le conseil municipal de Bully est appelé à se prononcer sur un avant-projet d'une ligne de tramway allant de Béthune à Lens avec une antenne sur Bully.
Ce projet fera l'objet de nombreuses réunions jusqu'en 1910
Nous vous invitons à suivre l'intégralité le déroulement de ce dossier repris sou le format PDF
14 septembre 2005
La Rue des "Blancs Chiens"
Jusqu'en 1920 l'actuelle rue Gambetta se dénommait la rue des "Blancs Chiens" elle prend son origine à partir de la rue Sagnol pour rejoindre la rue F. Brasme en passant entre l'arrière de l'Eglise St Maclou et le devant de l'Ancienne Mairie devenue la Maison des Associations Jean Mallet.
Qui étaient donc ces "BLANCS CHIENS" ?
Il s'agissait en fait du nom donné aux moellons de calcaire qui constituaient le principal matériau de construction des maisons de l'époque et ceci antérieurement à 1850, car c'est en 1856 qu'apparaît le nom de Mantel Joseph "Briqueteur" qui habitait : le Chemin de Bully à Sains, là où se trouvait la briqueterie exploitée plus tard par Henri Ternois qui fut en son temps Président de l'Amicale Laïque et qui donna son nom à la salle de sports située à proximité du collège Jules Verne.
Revenons à nos Blancs Chiens, à l'époque lorsque l'on voulait construire son habitation, il fallait d'abord creuser un "PUCHE" (un puits) sur une profondeur pouvant aller jusqu'à 30 mètres, le calcaire ainsi extrait allait constituer ces fameux moellons: "Les Blancs Chiens"
L'atelier de recherches historiques remercie le Docteur Robert Bouchet de nous avoir confié ce précieux témoignage sur le passé.




























